Livre : Poèmes de New York

Vous aimez la poésie ? Et New York ? Vous lisez l'anglais ? Alors ce petit livre est fait pour vous. C'est un petit trésor comme on en trouve parfois chez les libraires les plus inspirés. Everyman's Library est édité par Random House (www.randomhouse.com) qui publie de nombreux petits livres d'anthologie de la poésie américaine, sur toutes sortes de thèmes : des poèmes de Noël, sur les chats, poèmes Zen, Haikus, etc. Petits livres, mais grands écrits. 

Celui consacré à New York comprend des poèmes de Walt Whitman, Herman Merville, Federico Garcia Lorca, Erica Jong, et de bien d'autres. Le recueil comprend 83 auteurs et une centaine de textes d'une page maximum. La sélection a été faite par Elizabeth Schmidt.

Le papier est superbe, d'une couleur crème très agréable. La reliure est réalisée sous forme traditionnelle cartonnée, couverte de toile noire avec le titre en dorure.

Un petit bijou qui a son prix : moins de 10 euros !

Cette collection n'est distribuée qu'aux USA, elle n'est vraiment pas facile à trouver en librairie en France. Reste Amazon, qui l'a généralement en stock.

Je ne résiste pas à vous reproduire un extrait :

BROADWAY

This is the quiet hour; the theatres
Have gathered in their crowds, and steadily
The millions lights blaze on for few to see,
Robbing the sky of stars that should be hers.
A woman waits with bag and shabby furs,
A somber man drifts by, and only we
Pass up the street unwearied, warm and free,
For over us the olden magic stirs.
Beneath the liquid splendor of the lights
We live a little ere the charms is spent;
This night is ours, of all the golden nights,
The pavement an enchanted palace floor,
And Youth the player on the viol, who sent
A strain of music thru an open door.

Sara Teasdale (1884-1933)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traduction approximative :

BROADWAY

C'est l'heure tranquille ; les théâtres 
Ont capté leur public, et sans répit
Les millions de lumières continuent de briller à la vue de bien peu,
Volant au ciel des étoiles qui devraient lui appartenir.
Une femme attend avec un sac et une fourrure élimée,
Un homme sombre passe, et seulement nous
Descendons la rue sans nous soucier, chauds et libres
Puisque sur nous la magie ancienne s'étend.
Sous la splendeur liquide des lumières
Nous vivons avant que le charme ne soit dissipé ;
Cette nuit est la notre, entre toutes les nuits dorées,
La chaussée est le sol d'un palais enchanté,
Et Jeunesse, la joueuse de viole, envoie
un accord de musique par une porte ouverte.

 

 


Commentaires ( 1 Commentaire )

je kiff new-york

paraud julie a ajouté ce commentaire le 06 12 2014 à 20 h 16 min


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