Livre : New York Délire par Rem Koolhaas

Il est des livres qui ne s’apprivoisent pas d’emblée. On le feuillète, on le retourne, on lit le sommaire, on lit une page au hasard, et on ne comprend pas toujours de quoi il s’agit. Et pourtant… quelques temps après l’avoir vraiment lu, on se rend compte de la valeur de l’ouvrage.

New York Délire de Rem Koolhaas est de ceux-là. De quel délire s’agit-il ? Disons qu’il s’agit d’urbanisme, de folie et d’imagination industrielle. Le livre nous rapporte des notes historiques et une collection d’articles sur plusieurs thèmes généraux se rapportant à New York. Ainsi parle-t-on, en gros, de Coney Island et de la technologie du fantasme, de l’utopie des grattes-ciel, de la création du Rockfeller Center, de Dali et de Le Corbusier. Lire la suite

Union Square : contestation & marché bio

Depuis 170 ans, Union Square est un lieu un peu spécial de Manhattan, à la fois pour la vie sociale, politique et historique de la ville.

Le parc tient son nom de sa situation : le croisement de deux routes importantes dans le Manhattan des débuts, (Bloomingdale road – maintenant Broadway, et Bowery road – maintenant la 4ème avenue), que le terme « union » symbolise.
Le croisement était le lieu d’une fosse commune (Potter’s Field), puis d’une place publique. Le terrain fut acquis par la Ville de New York en 1833 et renommé officiellement Union Square. En 1839, on y implanta un grand jardin dans le style des jardins publics qu’on trouve à Londres dans les beaux quartiers, complété en 1842 par une fontaine en son centre (la fontaine de la Tempérence, qui représente symboliquement la Charité sous les traits d’une femme versant de l’eau d’une jare, aidée d’un enfant).
C’était le lieu de rencontre de la bourgeoisie, et tout un quartier se développa autour du jardin, très commerçant dès le milieu du XIXème siècle. Lire la suite

Avenues et Rues : le Commissioner’s Plan

Lorsqu’on vous indique une adresse à New York, cela ressemble plutôt à une partie de bataille navale qu’à une promenade champêtre : par exemple, 76 W 3rd St (cette adresse est celle d’un bar de l’Upper West Side). On est loin du « 2 rue de l’église »…  Conséquence du plan quadrillé de Manhattan, fait de rues et avenues qui se croisent à angle droit, et qui ont tout simplement été numérotées.
 
New York   présente un plan « hippodamien » , terme hérité du nom de  l’architecte grec Hippodamos (qui a vécu au Vème siècle avant J.-C.) considéré comme l'un des pères de l'urbanisme et qui prônait un aménagement rationnel des rues des villes en quadrillage régulier et croisements à angle droit, formant des ilôts en damier.

Livre : Windows on the Word – F. Beigbeder

Que s’est-il passé dans le restaurant situé en haut du World Trade Center, le jour des attentats ? C’est ce qu’a imaginé Frédéric Beigbeder. Imaginé, parce que, bien-sûr, personne n’en sait rien, ou presque. Comment peut-on gérer l’irruption d’une mort inéluctable programmée pour dans deux heures ?

Les clients de ce restaurant, nommé « Windows on the World » (« Fenêtres sur le Monde ») se sont retrouvés piégés par l’incendie des étages inférieurs et n’ont pas pu s’échapper par le toit. Tous ont péri, d’une manière ou d’une autre après avoir vécu quelques heures dans l’antichambre de la mort. Ce roman nous parle de M. Carthew Yorston, sorte de yuppie bohème et de ses deux enfants, David et Jerry, insupportables teenagers dont il a la garde pour une semaine. Il ne sait pas quoi faire des deux turbulents rejetons, et les emmène prendre le petit déjeuner là-haut, tout en haut des tours. Rien à voir avec des héros. Mais bientôt, des victimes.

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