Informations pratiques (3)

Cette rubrique rassemble de nombreuses informations destinées à préparer de votre voyage et profiter au mieux de votre séjour à New York.

NB : ces informations vous sont fournies « telles quelles » pour vous rendre service et ne constituent pas un engagement de responsabilité de notre part. Elles reposent sur notre expérience de très nombreux voyages vers New York, mais les choses changent vite… Nous essayons de tenir cette rubrique à jour, mais il est toujours prudent de se renseigner auprès des autorités ou services compétents si nécessaire.


AVANT LE DÉPART » L’ARRIVÉE À NEW-YORK » NEW-YORK AU QUOTIDIEN

NEW-YORK AU QUOTIDIEN (cliquez sur une rubrique) :

Les us et coutumes
Le pourboire
Le climat
Manger à New York

Dans l’avion :

Les new-yorkais ne sont pas toujours pleins d’égards, mais d’une manière générale, la relation entre les citoyens est très directe. Si quelqu’un a quelque chose à vous dire, il le fera sans embage, en vous regardant droit dans les yeux. Vous serez facilement interpelé(e) dans la rue, par le marchand des rues ou par l’homme d’affaire.

On peut facilement vous demander la marque de votre appareil photo (sans risque qu’on cherche à vous le voler), ou d’où vous venez. Faites de même, c’est l’usage à New York. Beaucoup de gens seront prêts à vous aider en cas de besoin, il faut juste que cela ne prenne pas plus de 2 minutes, car tout le monde est pressé ! Le principe de rendre service est très ancré dans la culture américaine, et tient, en partie, à la notion de « bonne action » et de charité enseignée par la religion.

Un test facile : si vous êtes perdu(e), déployez un plan et faites mine de le décrypter, il ne faudra pas plus de quelques secondes pour que quelqu’un vous demande si vous avez besoin d’aide. Même si vous ne connaissez que quelques mots d’anglais ou que vous trouvez votre accent déplorable : pas d’angoisse, lancez vous quand même à parler comme vous le pouvez, vous serez toujours écouté(e).

Beaucoup d’habitants de New York parlent un anglais approximatif également, « melting pot » oblige. Si vous parlez anglais, ce n’est pas forcément le cas de votre interlocuteur, surtout dans des quartiers comme Chinatown, ou certains secteurs « ethniques » comme Brighton Beach ou Flushing Meadows. Tentez quelques mots de français, on ne sait jamais… il y a beaucoup de francophones à New York !


Le pourboire

Attention, très important ! Le pourboire est attendu pour tous les petits services rendus, parfois simplement parce qu’on vous tient la porte ouverte à la sortie d’un magasin. C’est en tout cas la règle absolue dans les restaurants et bars. Les serveurs et serveuses sont souvent de jeunes étudiants. Généralement leur seule rémunération est le pourboire, le salaire fixe étant très bas.

Les prix annoncés sur la note s’entendent toujours SANS le service. S’il comprend que vous êtes des étrangers, le serveur notera parfois sur le ticket une suggestion de pourboire, souvent avec un petit coeur dessiné ou des croix qui représentent des baisers, ou bien il vous rappellera oralement que vous lui devez le service. Car le pourboire, s’il est par essence variable selon votre satisfaction, est un dû, pas une aumône. Si vous n’êtes que moyennement satisfait ajoutez 10% de la note. Si vous avez adoré, vous pouvez aller jusqu’à 20% ou plus, à vous de juger.

Pas de pourboire est un affront, le serveur risque de vous suivre en râlant jusque dans la rue. À noter : vous pouvez payer le pourboire par carte bancaire. Sur le ticket figure le montant brut, suivi d’une ligne vide notée « gratuity »  ou « tip ». c’est là que vous noterez le montant de votre pourboire, et en dessous la somme totale que vous payez. Et vous signez (pas de terminal de paiement, votre carte bancaire ne sert qu’à émettre un ticket – si vous ne signez pas, vous n’avez pas payé !).

Si vous prenez juste un verre au bar, l’usage et de laisser un dollar ou deux maximum. Et pour tous les services, ceux rendus par la femme de chambre, le bagagiste de l’hôtel, le livreur, la dame du vestiaire, le vendeur qui amène vos paquets à la voiture, de 1 à 5$, selon l’importance du geste à votre égard. N’hésitez pas à tendre le billet, ce n’est pas un geste honteux ou dégradant, il sera toujours apprécié. Un conseil, faites comme tous les américains, gardez toujours une bonne dizaine de billets de 1$ à portée de main, en liasse roulée avec les billets de forte valeur au centre comme le veut la tradition !


Le climat :

New York est la ville des extrêmes climatiques, pas facile de faire sa valise pour prévoir tous les vêtements nécessaires, notamment en demi-saison. La proximité de l’Atlantique expose la ville à des changements de temps rapides et parfois assez inattendus, surtout depuis quelques années (effet El Niño, notamment). En fin d’année, le froid tombe sur la ville en quelques jours, certaines fois en quelques heures seulement. C’est un phénomène assez surprenant, qui peut piéger le touriste qui arrive en début de séjour avec une température agréable de fin d’été indien, et finit son voyage avec des températures négatives, le tout dans la même semaine ! La ville est à une latitude de 40,1°, pratiquement la même que Lisbonne, la Sardaigne, le nord de la Grèce. On pourrait s’attendre à un climat chaud comme dans le sud de l’Europe, mais New York est un port qui donne sur l’océan et l’influence maritime l’emporte sur la latitude.

Cette arrivée du froid survient en général après la mi-décembre. Janvier et Février sont les mois les plus froids avec très souvent de la neige, parfois en quantité, fréquemment plus de 50cm d’épaisseur dans les jardins (en hiver prévoir un jour sur trois de pluie ou de neige). Les tempêtes de neiges avec un blizzard violent ne sont pas rares, renforcées par des courants d’airs qui s’engouffrent entre les grattes-ciel. Attention, si la plupart du temps il fait entre 1°C et -5°C les deux premiers mois de l’année, la température peut tomber sous les -25°C certaines fois ! Et la ballade dans les rues devient assez difficile sans un équipement sérieux. La ville s’organise très bien pour résister à cette « glaciation » annuelle, et rien ne laisse paraitre une baisse d’activité dans la ville. À cette époque de l’année, vous pourrez faire du patin à glace dans plusieurs endroits de la ville (notamment : au Rockfeller Center, patinoire mythique au pied des buildings, ambiance Noël magique, et au Wollman Ice Rink de Central Park Sud, une belle patinoire à ciel ouvert, souvent représentée dans les films qui se déroulent à New York. Idem : le Lasker Ice Rink, tout au nord de Central Park, moins de monde…).

Le printemps est une période très agréable, surtout en Mai. Central Park est magnifique avec ses arbres tout en fleurs. Tous les 3 jours on gagne un degré entre mi-mars et mi-mai, la sensation de progrès vers l’été est très sensible et fort agréable, même sur une semaine de séjour. Seul souci : le printemps est assez pluvieux avec des giboulées fréquentes, surtout en mars. En juin et juilet, il se déroule quelquefois un phénomène de tornades, des vents très localisés et violents qui peuvent aller jusqu’à provoquer des dommages matériels.

L’été est très ensoleillé en règle générale, avec des températures élevées en Août qui transforment la ville en fournaise, les températures de plus de 40°C ne sont pas rares. La chaleur est étouffante, les new-yorkais filent vers les plages pour trouver un peu de fraîcheur ou se réfugient dans les bureaux et magasins climatisés à 20°C à peine, chocs thermiques garantis ! Le pire endroit est le métro, où les températures atteignent des records, au point qu’il n’est pas rare de voir des personnes y faire des malaises. Heureusement les rames du métro sont climatisées ! Si vous louez un appartement en été, vérifiez qu’il est équipé d’un climatiseur, la température baisse peu la nuit, et essayer de dormir avec les fenêtres ouvertes est une gageure, car la ville reste très bruyante la nuit. Pratiquement tous les hôtels sont climatisés, parfois trop !

L’automne est souvent très agréable, avec moins de pluie qu’au printemps. Les touristes sont moins nombreux, il y a moins de queues dans les musées et les restaurants ou à l’Empire State Bulding. Le beau temps et les températures clémentes durent au moins jusque début novembre. Et Central Park se pare d’une couleur rouge-ocre superbe fin octobre à fin novembre. L’été indien est une des période idéales pour visiter New York, je vous le recommande !

Les new-yorkais prédisent traditionnellement le temps qu’il fera en fonction de la direction du vent :

  • vent venant d’Ouest : temps sec et plutôt chaud
  • vent venant d’Est : humide et frais, pluies fréquentes
  • vent venant du Sud : humide et chaud, voire étouffant, orages violents possibles
  • vent venant du Nord : glacial, mais plutôt sec, souvent ensoleillé

Plus précisément, il est recommandé de regarder, si vous êtes à l’hôtel et que vous avez la télévision, les chaines de télé locales comme NY1 qui toute la matinée ont un programme d’information locales, avec bulletins fréquents sur le trafic routier et les prévisions pour la journée de la météo. Assez fiable et compréhensible même si vous ne parlez pas l’anglais grâce aux schémas et tableaux de températures. Vous pouvez aussi connaitre les prévisions météo pour les jours à venir en lisant les journaux d’information gratuits distribués le matin et le soir dans les transports en communs, notamment les stations de métro.

Vous avez l’impression que les températures annoncées ne correspondent pas à la réalité que vous ressentez ? C’est que les températures sont probablement exprimées en degrés Fahrenheit. La conversion Fahrenheit en degré Celcius n’est pas simple parce que la relation entre les deux n’est pas linéaire. Ainsi 0°C correspondent à 32 °F, et 20°C à 68°F, 30°C à 86°F… Pas facile de s’y retrouver.

Voici un petit convertisseur (entrez un nombre dans l’une ou l’autre des deux boites, et cliquez en dehors pour provoquer le calcul :

 Fahrenheit (°F)
 Celcius (°C)

Manger à New York, les incontournables :

New York est la ville cosmopolite par excellence, et la cuisine qui y est proposée est également internationale. Il n’existe pas à proprement dit de cuisine américaine, hormis quelques plats traditionnels qui relèvent d’ailleurs plus de la sandwicherie que de la cuisine gastronomique. Il y a des restaurants à peu près partout dans Manhattan, ce n’est vraiment pas difficile de trouver à se restaurer. Les américains ont la fâcheuse tendance à manger n’importe quand, vous pouvez donc vous faire servir à toute heure du jour, et parfois même, de la nuit (sauf dans les restaurants chics qui respectent les services).

Si vous venez pour la première fois à New York, il y a quelques incontournables à tester :

Le hot-dog

il n’est pas tellement différent de celui qu’on peut trouver en France, si ce n’est que le pain est un peu sucré, et qu’on peut demander un assaisonnement particulier. Les américains aiment bien accumuler différentes sauces et autres « toppings ». Essayez la moutarde (souvent il s’agit d’une moutarde un peu sucrée, édulcorée avec du miel), la ketchup, et les oignons : c’est la recette de base du hot-dog, Ensuite, si vous aimez, vous pourrez vous aventurer vers d’autres ingrédients, comme le relish (sorte d’émincé de cornichons dans une sauce un peu sucrée de couleur vert fluo), ou bien du Chili, sauce au goût du chili con carne, enfin du « fromage », sous la forme de cheddar (le fromage en tranches à l’aspect un peu plastique qu’on trouve dans les hamburgers) fondu. Les plus téméraires essayeront le hot-dog au bacon avec de la pâte d’avocat : ça cale bien ! Notez que ces recettes sophistiquées ne se trouvent que dans les snacks bars avec pignon sur rue. Nathan’s est la référence des hot-dogs restaurants, à Coney Island. Mais il faut faire l’expérience du hotdog de base, acheté dans Central Park, auprès d’un food cart (vendeur ambulant) : c’est la référence de base du hot-dog !

Le hamburger

curieusement, le new-yorkais de Manhattan ne mange pas tant que ça de hamburgers. Vous le constaterez sans doute, les Mac Donalds, Burger King, Roy Rogers et autre burger restaurants, sont souvent des endroits très usés, un peu anciens, voire franchement sales. Les hamburger restaurants sont devenus les restaurants des pauvres (à l’exception que quelques uns, comme celui près de Wall Street). Les prix sont très bas (il n’y a pratiquement aucune taxe sur l’alimentation de base), la qualité moins bonne qu’en France. Si vous êtes passionné(e), une visite s’impose, ne serait-ce que pour constater qu’il n’y a pas que de riches bourgeois à New York. Vous découvrirez aussi quelques variétés au menu inédites en France, souvent d’inspiration mexicaine : tacos, fajitas et burritos, chili. Et pratiquement pas de salades proposées. La « junk food » par excellence.

On peut par contre manger d’excellents hamburgers cuisinés à l’ancienne, servis dans une assiette avec toutes sortes de salades et des frites de qualité. Vous les trouverez dans les Grill Bars, Steack Houses, et autres delis. Une astuce pour ne pas se tromper : si un restaurant a des allures de décor des années 50, avec tabourets en skaï, comptoir en inox et musique sixties, vous pourrez commander ce type de hamburger. Idem, si le restaurant ressemble à un saloon pour cow-boys. Evidemment les prix ne sont pas les mêmes qu’au Mac Do.

Les pizzas

c’est l’invasion ! Des chaines de pizza fleurissent partout. Les américains ne manquent pas d’imagination pour garnir leurs pizzas, vous découvrirez des « parfums » bizarres comme des pizzas avec des morceaux d’ananas, ou nappée de ketchup. On peut néanmoins manger de bonne pizzas dans des restaurants italiens, comme ceux de Greenwich Village. Mais rien de bien différent d’en France. Attention, le terme « pan pizza » désigne une pizza avec pour base une pâte levée à la levure, très épaisse et spongieuse, cuite dans un moule en tôle : ça cale ! Dans les hotels, il n’est pas rare qu’on vous glisse des pubs pour des pizzas sous la porte : on ne sait jamais, si vous avez un petite faim…

Side-dishes

les cartes de menu sont souvent structurées différemment de chez nous, avec d’abord les « starters » qu’on peut rapprocher des entrées, puis les « main dishes », plats principaux. Dans bon nombre de cas, il ne s’agit que de la viande ou du poisson que vous commandez, et vous devez choisir un complément, le fameux « side dishes » ou « side orders » (vous devrez aussi choisir la sauce si vous commandez de la viande grillée : « gravy », « blue cheese »…). Le serveur attendra votre choix lors de la commande. De base vous aurez probablement quelques frites (french fries). Mais vous pouvez commander quelques « légumes » en plus, voici des classiques :

  • jacket potatoes : des pommes de terre au four, dans leur peau, nappée de crème fraiche sûre, ou de cheddar fondu, ou encore de chili.
  • coleslaw : un salade froide de choux émincé et mayonnaise, avec quelques morceaux de carottes rapées et oignons doux. Délicieux mais calorique +++.
  • broccolis : très fréquemment proposés, ils sont servis cuits à la vapeur, un peu croquants, très verts fluo, et souvent sans rien d’autre dessus.
  • onion rings : des ronds d’oignon doux, frits, enrobés de pâte à choux.
  • tomato beans : des haricots blancs cuisinés dans une sauce tomate
  • chili :  des haricots rouges dans une sauce à la viande, tomates, et épices parfois fortes (comme du chili con carne)

Caesar salad

un grand classique de la salade aux USA, on en trouve à peu près partout. La recette est assez stable, et on peut se faire servir une ceasar salad presque identique dans tous les restaurants.  C’est une salade à base de feuilles de romaine, avec des morceaux de poulet grillés, une sauce à l’oeuf parfumée à la crème d’anchois et vinaigre, parfois des pignons de pins, quelques croutons, et des copeaux de parmesan. Souvent très copieux.

Tuna salad

une salade à base de thon blanc émietté, mélangé avec une sorte de mayonnaise, de la moutarde, oignons, parfois des câpres ou du relish. C’est du poisson, mais ça cale !

Sea Food

ce n’est pas un plat particulier, mais l’appellation de tous les plats à base de poissons et crustacés. Très souvent proposé sous forme de friture, comme les calamars à la romaine, avec des morceaux de seiche, des moules géantes, des noix de St Jacques énormes sans corail, grosses crevettes, ou même des huitres (que les américains ne consomment presque pas crues, et qu’ils achètent en boite de conserve – sans les coquilles, bien-sûr). Le tout frit, enrobé d’une pâte à choux. Délicieux avec un filet de citron. Certaines chaînes de restaurant s’en font une spécialité, comme Bubba Gump ou Red Lobster. Classique aussi en bord de mer, à Coney Island ou City Island.

Clam Chowder

une sorte de soupe très crémeuse, à base de coques. Ce plat a pour origine la Nouvelle Angleterre, le Maine et la région de Boston. Tout simplement délicieux.

Bretzels ou Pretzels

typique des pays de l’est européen, le bretzel s’est installé à New York avec l’arrivée des émigrés du XIXème siècle. Il s’agit d »une sorte de pain, formé d’un cordon de pâte replié sur lui-même pour faire un noeud. Il est vendu, recouvert de graines de pavot et de gros sel. C’est assez bourratif, mais tout de même bien bon. Soif garantie à la dernière bouchée. On en trouve partout auprès des marchands ambulants.

Bagels

petit pain rond, en forme d’anneau (avec un trou au milieu), fait d’une pâte dense. Le bagel est à l’origine un pain traditionnel typique de la communauté juive ashkénaze. Il sert de base à de nombreux sandwiches. notamment au fromage ou poisson fumé comme le saumon. Il est parfois recouvert de grains de pavot, sésame ou cumin. En tous cas pour la recette originale, car à New York, le bagel a été totalement réinventé, et on en trouve aux raisins secs, avec de l’oignon, ou même des pépites de chocolat ! La référence absolue du bagel est certainement celui qu’on mange chez Ess a Bagel (359 1ère avenue, au niveau de la  21ème rue). Sinon essayez Katz’s (Houston St), mais attendez-vous à faire la queue.

Pancakes

ce sont des sortes de crêpes épaisses, servies avec du sirop d’érable, ou de la confiture de myrtilles, parfois une boule de glace à la vanille et de la chantilly (whipped cream). Délicieux, à savourer au petit déjeuner avant d’attaquer la découverte de Manhattan : vous aurez les calories nécessaires !


à suivre… rubrique en construction !